Partager l'article ! Mourir à Petit Feu ou Partir ?: Mourir à Petit Feu ou Partir ? That is THE question ! ... Aujourd'hui, j'écris pour me libérer ...
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Mourir à Petit Feu ou Partir ? That is THE question ! ...
Evaluez ou pas... Faites selon votre ressenti...
Commentez ou pas... Mais n'écrivez pas, svp, des mots pouvant blesser... Mieux vaut un silence compréhensif...
Merci de me lire ...
Essayer de faire un bilan ...
J'ai souvent flirté avec la mort... Depuis ma naissance... Elle ne m'effraie pas... Elle fait partie du cycle de vie... C'est un
peu cette roue qui tourne, et chacun aura droit à un de ses rayons...
La naissance d'un petit être annonce, en quelque sorte, une mort future...
Cette dame là, terrorise certains, ou en apaise d'autres...
Tantôt géolière, tantôt libératrice, elle fait partie intégrale de notre vie...
Parfois elle emporte avec elle des douleurs, des secets...
D'autres fois, elle vient chercher des êtres chers avec violence...
C'est elle, c'est la mort...
Mais la mort, aussi, de temps en temps, vous refuse... Un peu comme si elle murmurait, au creux de votre oreille : " non, ce n'est pas le moment, ce n'est pas TON moment..." ... Alors, de
nouveau, il faut s'accrocher à cette putain de vie à la con... (Je sais, je suis vulgaire, pardon pour les oreilles sensibles...)
Oui, Putain de Vie...
J'ai fait le yoyo entre les bas et les hauts... Vous ne me croiriez pas, mais la puissance vitale qui nous anime est forte, même dans mes moments les plus faibles... Et faible et un mot
insuffisamment parlant ... Mon état physique ne me permettait pas de tenir debout... Mes 20 kilos -toute mouillée- n'alarmaient personne... Ni médecins, ni famille... Seul mon kiné réagissait !
Et quel kiné... Si je suis encore de ce monde, c'est grâce à son écoute, grâce à l'attention qu'il a su me porter...
Je lui donne de mes nouvelles, encore aujourd'hui, par doses homéopathiques, certes, mais ce kiné-là m'a "sortie" de ma spirale suicidaire... Merci à D.F. qui a été remplacé par O.
...
Mes deux trésors, mes deux poupées... Elles sont désirées, je ne voulais pas plus de deux ans d’écart entre-elles… Je suis comblée
par leurs naissances !
Elles sont aujourd'hui ce que j'ai de plus précieux... Elles n'ont pas eut d'enfance et sont entrées dès leur plus jeune âge dans un monde d'adulte, où il a bien fallut qu'elles s'adaptent...
Elles m'ont choyée quand j'étais faible, elles m'ont remplacée quand j'étais fatiguée, elles m'ont donné la force de lutter et de vivre... Merci mes filles chéries... Je serai toujours là pour
Vous...
Ce que nous avons vécu toutes trois nous a soudé et uni dans un amour sincère...
Vous êtes ma réussite et je suis fière de votre parcours ...
Depuis 1987, j’étais suivie, selon les dire d’un neurologue, pour une suspicion de S.E.P (Sclérose En Plaques)… Soit ! Advienne que pourra ! Je ne quitte pas mon travail, vois régulièrement un
médecin, suis des traitements de fous, poursuis mes activités normalement… Nos amis médecins ne comprennent pas… Je n’ai AUCUN symptôme d’une S.E.P… Pas de poussée, pas de rémission, pas
d’évolution… Rien du tableau clinique officiel !
Entre 1987 et novembre 1990, je n’ai « que » 11 jours d’arrêt de travail… Le médecin ne comprend pas, mais un jour de rendez-vous,
il devait être énervé, il me dit : « De toutes façons, chère madame, vous ne verrez pas 1991… ! »…
Je suis abasourdie, et ne trouve rien à répondre…
Je rentre bouleversée et ne dis rien à personne de son funeste diagnostic... !
Oui, cet accident est un signe... Signe de la vie... Souvenez-vous ... Qu'avez dit ce toubib... ? Que je ne verrais pas 1991... Nous sommes ce jour-là vendredi 16 novembre 1990
!
Il était temps ! Merci la vie ! D'un peu plus, la prédiction médicale aurait pu se réaliser et là, c'était le crématorium... (humour de Bernie) ...
J'ai supporté beaucoup d'humiliation entre 1990 et 2000 ... Il m'a fallut ce temps pour analyser, comprendre et me "renforcer"...
Depuis que je suis en fauteuil, dès 1990, mon image pour certains proches est cassée ! Je ne suis plus la même !
Et ce, cette attitude d'indifférence vient en tout premier des proches ! (parents, conjoints, frères ou soeurs...)
Oui, oui, j'y arrive au fait marquant...
Si vous saviez comme il est difficile à prononcer ce fait... Comme la douleur est lancinante... Persistante... Enfouie en moi, dans ma chaire, dans mon âme, dans ma tête....
Et pourtant, je ne lui en veux pas... Je ne suis pas en colère après lui... Je ne suis pas rancunière, ni colérique...
Ces deux "sentiments" ne sont que porteur de négatif, de fourvoiement... Ils nous aveuglent et nous ne voyons pas la lumière… Quelque soit notre chemin de vie, il y a TOUJOURS une lueur, un
espoir qui nous attend, nous appelle…
Mon divorce a été prononcé en 2007... Quelle rapidité pour un divorce avec consentement mutuelle, demandé en septembre 2003 ... !
S'il est une chose que j'ai réussi, c'est cette initiative ... Celle de partir...Merci d'être resté jusque là...
Il est possible de vivre sans se souvenir et de vivre heureux, comme le démontre l'animal, mais il est impossible de vivre sans oublier.
Friedrich Nietzsche
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